…Quand je parle de lui. Pourquoi me demande-t-on d'être prudente? Y a-t-il une date légale pour se laisser aller? Je voudrais simplement qu'on me laisse me vautrer dans le mignon sans me polluer de conseils plus ou moins bien intentionnés. Les gens ont trop peur de l'échec. Pourquoi appréhender la fin dès le commencement? Non sens ; on plante un arbre en espérant cueillir ses fruits, pas en le voyant déjà déraciné! Est-ce un crime de préférer trois mois de bonheur et éventuellement une bonne gamelle à trois autres tièdes et puis s'en va? Les gens ont trop foi en la souffrance. Il n'est pas encore question de construire mais de découvrir et je kiffe trop sa race ce que je sens, ce que je ressens.

Alors au palmarès des petits bonheurs dans l'anarchie la plus complète :

- Me pâmer devant tes écrits et avoir besoin d'une relecture pour rattraper mon esprit critique.

- Devoir te faire répéter quand tu mimiques, parce que je ne t'ai pas écouté (trop mimi :p)

- Développer à deux des théories fumeuses.

- Etre étouffée dix fois par heure entre tes bras.

- Répéter "Ouaiiiiis" et "Trokoul".

- T'écouter parler de la poésie des mathématiques et des cartes géographiques (si si!).

- Te raconter mon anticléricalisme sans lâcher mes Ganesh des yeux.

- Me demander comment on peut sourire "tout droit".

- Te parler des petites et que tu n'en ais rien à péter.

- Ce qu'il se passe quand je brode.

- Etre réveillés ensemble au milieu de la nuit et renouer le contact.

- Arriver un peu tard au boulot.

- Nous faire à manger que des trucs prohibés par les altermondialistes.

- T'écouter mes jouer la sérénade.

- T'entendre pester après les fées, les libertaires, les altermondialistes et le Japon.

- Ton incommensurable effort mangaesque de presque vingt minutes.

- Ton pouillisme (et oui!) communicatif.

- Etre de tes débuts de docteur punk.

- … Encore!

Et non, ça ne va pas trop vite, je ne sais faire que comme ça. Pour moi c'est là ou ça ne l'est pas, ça se cultive juste. Il est évident qu'on ne mêle pas deux solitudes, qu'on ne bride pas une entière liberté d'actions du jour au lendemain. Quand nous sentirons que nous pouvons être créativement seuls ensembles, que nos libertés ne peuvent pas être entravées par nous, tout ira bien. Le temps décidera. Mais je ne peux pas être tiède!

Trokoul!